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REMY
Localisation : Quimper
Messages : 14
Date d'inscription : 22/11/2017

éthique et/ou déontologie

le Mer 7 Nov - 22:22
Chère Collègue,
Je suis interrogatif par cet intitulé : "instance disciplinaire". Membre de la ced du ceg-t depuis de nombreuses années, j'ai envie de te faire part de cette expérience.
L'esprit qui m'anime, m'a animé et anime notre commission est : la commission d’Éthique et de Déontologie a, essentiellement, un rôle d’information, de prévention, de soutien, de conseils et d’examens des requêtes. Elle est à la disposition des Gestalt-thérapeutes et des patients pour examiner tout problème relevant de sa compétence. Ce ne sont pas que des mots. Lors de différents problèmes soulevés, plaintes de patients, interrogations soulevées par des collègues, nous y avons répondu dans cet esprit, y compris dans la sanction (positive comme négative) face à la reconnaissance d'une erreur ou d'un déni. Certes, ce sont des "jugements".
Nous avons un code interne à notre association qui n'a rien de réglementaire, à la différence des ordres institués par la loi. Celui-ci soulève les questions éthiques de notre pratique et engage le (la) signataire. Ce n'est pas qu'une simple signature pour répondre aux différentes demandes institutionnelles.Seul dans son cabinet, est-ce suffisant au Gestalt-thérapeute ? Quid de la supervision ? Quid du respect de ma signature du code ?
De mon point de vue, être juste dans "l'éthique" est une posture solipsiste. Je vous joins un essai de Paul Ricouer sur l'éthique.
Cordialement à vous.
Rémy
evelavillenoel
Localisation : 20, rue Aristide Briand, 01500 Ambérieu-en-Bugey
Messages : 1
Date d'inscription : 25/10/2018

Devons-nous vraiment avoir une instance disciplinaire ?

le Jeu 25 Oct - 17:22
Bonjour,
Avons-nous vraiment besoin/envie d'être reconnus comme un organisme professionnel ? Reconnus par qui et pour quoi ?
Le métier de thérapeute consiste avant tout à écouter sans juger. Alors pourquoi vouloir créer une instance disciplinaire dont le rôle serait de juger ?
Je suis pour une commission d'éthique, mais peut-être pas de déontologie (je ne sais pas, je n'ai pas les idées claires à ce sujet). Je préférerais vraiment être membre d'une association qui ne s'autorise pas à juger.
J'aimerais que le rôle de la commission d'éthique soit d'orienter les adhérents (et éventuellement les patients/clients) et d'alimenter leur réflexion, d'écouter et de soutenir en cas de désaccords, d'accueillir toutes les parties prenantes sans juger. Juste écouter et éventuellement conseiller. Et laisser la justice s'occuper des transgressions de la loi.
Ce point me tient très à cœur, et je ne voudrais pas que la nouvelle association vende son âme pour être "reconnue comme un organisme professionnel". Ce que j'attends de cette maison commune est un endroit où je me sente chez moi, soutenue, accompagnée, et en aucun cas jugée. C'est pourquoi je ne suis pas non plus en faveur d'un agrément : qu'une école juge si une personne qu'elle a formée remplit ses critères, ça me semble ok et difficilement évitable (jusqu'à preuve du contraire, on pourrait aussi imaginer que l'évaluation se fasse en commun et qu'on recherche un consensus).
En écrivant ceci, j'imagine que je pourrais être perçue comme iconoclaste, et je l'accepte : je pense qu'il est salutaire de remettre en question certaines icônes.
Je pense que le jugement est incompatible avec l'accompagnement : il a forcément un effet négatif sur la confiance.
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